La rentrée…

… n’aura pas lieu pour ma Puce.

Alors que le petit car emmenait les enfants à l’école, alors que les parents se tassaient devant l’école… Nous nous promenions au marché, sous la pluie, le cœur léger, le sourire aux lèvres… Nous marchions insouciantes, nonchalantes… Puce observant, s’intéressant à tout ce qu’elle voyait et posant des questions à elle même, à moi, aux gens…

Et à la question « bah tu n’es pas à l’école ? » – « bah non, moi je fais l’instruction en famille ! » qu’elle répond ma puce tout fière et heureuse !

Moi aussi je le suis heureuse, certains de nos choix, pris lors de ma grossesse et affirmé depuis jour après jour… cela nous a demandé de longues réflexions, des passages de doutes, des peurs. Surtout pour moi, plus que pour le papa. Lui a eu un très mauvais rapport à l’école, qui l’a mis en échec. Moi, non, toujours dans les têtes de listes, j’étais forcément dans les chouchoutes, malgré ma grande gueule bouche et ma rébellion, parce que j’avais de bons résultats. Soit disant que j’aimais l’école, pourtant la rentrée m’était toujours angoissantes et source de mal de ventre… Soit disant j’aimais l’école, pourtant j’aimais aussi être malade pour la rater, j’aimais le mercredi, le samedi après midi, le dimanche et les vacances où enfin ouf j’étais débarrassée !

Alors oui, je suis contente, car ma fille ne se fera pas casser par ce grand système éducatif, ce grand système où l’épanouissement de l’enfant n’est pas au programme, où l’on apprend à l’enfant dès son plus jeune âge à s’oublier, et à entrer dans le  moule, être productif, performant, rentable, obéissant, concurrent… Où l’on parle de l’enfant en terme d’élève et non pas d’enfant, où on réduit l’enfant à un programme… où quand une maman par exemple s’inquiète que son enfant de 4 ans ne sait pas « bien compter » selon elle, la maîtresse lui répond « vous en faites pas, le programme de maternelle dit que l’enfant soit savoir compter jusqu’à son âge »… Moi ça m’agace, car un enfant n’est pas une norme, pas un programme, pas un objectif, pas une statistique, mais un être Humain à part entière, avec ses rythmes d’apprentissages, ses bio-rythmes, avec sa curiosité, ses envies, ses passions, ses désirs, ses centres d’intérêts, ses facilités, ses difficultés, parce qu’un enfant est autre chose qu’un bulletin scolaire, qu’une note…

Alors oui je suis contente que ma fille ne se fasse pas broyer par cela, qu’elle puisse rester une enfant, encore…

Je suis contente qu’elle puisse dormir le matin autant que son corps et son esprit en ai besoin, qu’elle puisse vivre, penser, être à son rythme à elle ! au rythme de ses besoins, de ses envies, de sa curiosité…

4 Commentaires

  1. et ben qu’elle tirade !!! tu en avais sur le coeur aujourd’hui toi !! Mais comme je te comprend aussi … je peux pas faire ce choix , mon chéri n’est pas trop d’accord encore … et puis ma fille me réclame l’école pour le moment … mais je ne m’en fait pas si je dois lui faire rater la classe pour aller au musée avec des copines qui font l’ief comme toi !!
    Et j’étais un peu comme toi : je detestais l’école et je la deteste encore maismoi j’étais super nulle et trop sage en classe !! et pour cause , je suis dyslexique découverte à 18 ans !!! j’ai enfin compris à cet age pourquoi j’étais aussi nulle !!
    Mais ce que tu dis sur l’école est vrai .. trop d’évaluation qu’on nous oblige à signer sinon on et mal vu, et notre enfant est « saqué », je trouve pas çà normal ….
    ma fille ne compte que jusqu’à 4 et c’est pas grave !!! elle n’a que 4 ans !!!

    bisous

  2. A « mon enfant préfère aller à l’école », comme j’ai pu l’entendre si souvent, je me demande toujours « qu’est ce qui fait qu’un enfant préfère aller à l’école plutôt qu’être chez lui, en famille, dans son univers, à pouvoir vaquer à tout un tas de choses qui l’intéresse, sans devoir se cloisonner à des activités imposées, à des règles imposées, à une violence celle des autres enfants, celle parfois de l’instite, celle du système lui même, qu’est la collectivité bien avant l’âge où un enfant est capable de la gérer et de l’intégrer, celle des rythmes (je le répète ! Puce dort le soir quand elle est fatiguée pas parce que c’est l’heure ! L’heure de quoi ? pour qui ? Elle se réveille aussi quand elle n’a plus envie de dormir, non car c’est l’heure.. )
    Cet enfant veut il l’école car il est mal chez lui ? Vit il une forme de violence chez lui ? Veut il juste voir des copains ? en a t’il lorsqu’il est à la maison, en vois t’il souvent ?

    Puce voit pas mal d’enfants de tous âges, de tous horizons, elle voit aussi plein d’adultes de tous âges et tous horizon, il y a bcp de passage à la maison et nous bougeons bcp aussi chez les uns et les autres. Elle nous voit travailler, faire le potager, s’occuper des bêtes, faire la maison, elle participe si elle veut et souvent elle veut. Les contraintes il y en a dans la vie de tous les jours, pourquoi en rajouter ? des obligations .. etc ?

    J’ai plus de batterie, je reviens tout à l’heure… BISOUS

  3. oh la la !! une discussion trés interressante ! de toute façon il y a les cotés pour et les cotés contre… l’ief ou l’école , avec l’ief j’aime ce coté libre et sans contraintes et avec l’école j’aime ce coté.
    bon c’est l’heure de l’école je finis tout à lheure !!
    çà c une contrainte casse pide par contre !!! bisous les filles !

  4. Comme tu décris bien tout ça! J’en redemande!!

Un blog sans commentaire, ça ne donne pas envie d’écrire 🙂

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