France3- Régions : Interview

Une journaliste de France 3 Limousin – très sympathique – m’a contactée hier (mercredi 25 mars). Elle voulait m’interviewer sur « l’école à la maison » et « comment aider les familles qui se retrouvent à devoir faire l’école à la maison avec le confinement ».

J’ai commencé par lui expliquer que chez nous, nous ne faisons pas « l’école », que nous ne suivions pas du tout le programme de l’éducation national, ni aucun programme d’ailleurs et que notre façon de faire était très éloignée de l’école, de ses « cases » et que donc il serait difficile pour les familles de faire comme nous, là de suite, comme cela, avec la pression mise par l’EN, les instituteurs, les profs, les IA pour que les enfants suivent le programme coûte que coûte (ma grande a des copines scolarisées et elles racontent.. ).

Elle a voulu donc en savoir plus sur notre façon de faire, le pourquoi, le comment et ce que je pourrai dire pour aider les familes…

Et voici l’article (que je trouve assez fidèle) :

Le lire sur le site de France 3 Régions :

Confinement : l’école à la maison, pour eux, c’est déjà le quotidien

L'instruction en famille concerne 0,3% des enfants en France / © France Lemaire/France 3 Limousin
L’instruction en famille concerne 0,3% des enfants en France / © France Lemaire/France 3 Limousin

Alors que de nombreux parents se sont lancés, contraints et forcés, dans la classe à la maison, certaines familles du Limousin ont depuis longtemps fait ce choix. L’une d’elle livre ses secrets pour apprécier ce moment dans la sérénité.
 

Pour Erika, domiciliée dans la Creuse, la clef du succès de l’école à la maison réside dans une formule : « lâchez prise! »

La théorie de la relativité

Pas évident de se décontracter quand toute la journée le téléphone portable vibre au rythme des notifications de Pronote : des matières qui s’ajoutent les unes aux autres, des exercices à rendre, des devoirs à faire, des rendez-vous pour les cours en ligne.

Sans parler du niveau d’encre de l’imprimante qui baisse dangereusement… De quoi stresser plus d’un parent, et plus d’un enfant.

Et pourtant, rassure Erika :

Est-ce qu’après deux mois de vacances, les enfants deviennent des cancres ?

Certes non, c’est vrai, alors relativisons. C’est en substance le message de cette maman. Les trois enfants d’Erika ont 2 ans et demi, 7 ans et 15 ans. Ils ne sont jamais allés à l’école. Ils n’en sont pas moins instruits. Comme le stipule la loi l’instruction est obligatoire. Pas l’école.

Plutôt que la classe à la maison, nous parlons d’instruction en famille, précise Erika, nous ne suivons pas les programmes scolaires, nos enfants apprennent autrement, dans le quotidien.

En ce moment, le petit dernier se passionne pour les poules, du coup les parents répondent à toutes ses interrogations sur le sujet, et regardent des documentaires avec lui.


Déculpabiliser les parents

L’environnement de vie est riche et stimulant 

Le jardin, l’étang de pêche du voisin, tout s’offre à la curiosité, aux questions des enfants. Et pour y répondre, Erika a une manière de déculpabiliser les parents bloqués sur une question de SVT, ou un exercice d’allemand : 

Je ne connais pas tout sur tout, loin de là. Alors on recherche les réponses ensemble. Je leur apprends à apprendre,

Grâce à des recherches dans des livres, sur internet, en contactant une personne spécialiste d’une question. L’expérience d’Erika et de ses enfants est bien sûr différente de celle imposée par le confinement à des millions d’enfants et de parents. Mais la mère de cette famille “non scolarisante”, comme on les appelle, a un certain recul sur l’éducation à la maison, et quelques conseils à distiller, à la portée de tous :

On peut toujours apprendre en faisant des jeux de société,en prenant du plaisir ensemble. Le confinement c’est surtout l’occasion pour les parents et les enfants de se rapprocher.

Les règles de l’instruction en famille

Les parents qui choisissent l’instruction à la maison pour leurs enfants de 3 à 16 ans (durée pendant laquelle l’instruction est obligatoire) doivent le signaler au maire de leur commune et au DASEN, le directeur académique des services de l’éducation nationale.
 

  • Le maire mène une enquête sur l’enfant instruit dans sa famille, tous les deux ans
  • Le Dasen vérifie que l’enfant reçoit bien une instruction et qu’il acquiert des connaissances. Il s’assure de la progression de l’enfant afin qu’à ses 16 ans il maîtrise les connaissances du socle commun
  • Un inspecteur d’académie effectue le contrôle de l’enfant une fois par an

La famille choisit les moyens et méthodes pour atteindre le niveau mais n’est pas tenue de respecter le programme. L’enfant n’est pas soumis aux évaluations nationales de CE1 et de CM2.

Un blog sans commentaire, ça ne donne pas envie d’écrire 🙂

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